Articles de cette pageQuestion 2 : Réguler la mondialisation ?Question 1 : Convoquer un nouveau Bretton Woods Réunion fédérale Canohès - présentation de la contribution Urgence Sociale Question 2 : Réguler la mondialisation ?Ajouté le 20/9/2008 Jacques Delors demande un protocole social Comment ne pas partager les réserves exprimées par Jacques Delors le 20 juin 2007 quand il quittait lElysée après avoir parlé avec Nicolas Sarkozy du mini-traité en préparation ? "Tout dabord, il faut un protocole social, afin de bien montrer quon concilie lefficacité économique et la justice sociale, affirmait Jacques Delors. Deuxièmement, il faut un rééquilibrage entre léconomie et la monnaie. Ce sont deux points essentiels." Hélas, ces deux points sont totalement absents du mini-traité. "Je conjure nos partenaires européens d'entendre la voix des peuples qui veulent être protégés, affirmait Nicolas Sarkozy, avec des trémolos dans la voix, pendant la campagne présidentielle. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples." Il voulait un changement radical des politiques européennes et personne ne le détournerait de cet objectif ! Comment a-t-il pu oublier aussi vite des discours quil lisait avec autant de passion ? Le 24 mars 2007, quand tous les Chefs détat se retrouvaient à Berlin pour fêter les 50 ans du traité de Rome, Angela Merkel expliquait quil fallait "négocier un protocole social" et, le même jour, Romano Prodi affirmait dans Le Monde quil fallait "ajouter un chapitre social au traité en négociation". En mars 2004, quand il était Président de la Commission européenne, Romano Prodi avait publiquement soutenu le projet de Traité de lEurope sociale rédigé par quelques socialistes français, avec le soutien de 400 personnalités issues de 9 pays de lUnion.On ne peut donc pas dire que nos partenaires étaient hostiles à une réflexion sur le fond des politiques européennes. Quant à la négociation, il était prévu quelle dure jusquà la mi-2009. Alors pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il voulu boucler aussi vite la négociation, en négligeant totalement les questions économiques, sociales et monétaires ? De guerre lasse, les autres dirigeants européens ont laissé faire, comme ils avaient laissé faire au Sommet de Nice Question 2 Etes-vous favorable à la négociation dun véritable Traité de lEurope sociale comprenant des critères de convergence sociaux aussi précis et contraignants que létaient les critères financiers du Traité de Maastricht ? Etes-vous daccord pour que, à lissue de son Congrès, le PS propose à lensemble des socialistes européens (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui ny sont pas) de se réunir pour réfléchir au meilleur moyen de négocier très vite un vrai Traité social ? Tags : Catégorie : Comment agir? | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Question 1 : Convoquer un nouveau Bretton WoodsAjouté le 12/9/2008 Vu la gravité de la crise monétaire et financière qui vient, il faut sans tarder convoquer un nouveau Bretton Woods. En 1944, dans cette petite ville du nord-est des États-Unis, on a réuni les 30 meilleurs économistes de la planète et on leur a dit (gentiment mais fermement) qu’ils ne sortiraient pas du village tant qu’ils ne se seraient pas mis d’accord sur de nouvelles règles du jeu monétaires et financières permettant d’éviter qu’une crise semblable à celle de 1929 puisse à nouveau se produire. Ils ont travaillé dur, pendant 3 semaines, pour construire un système qui a tenu 30 ans. Hélas, depuis le début des années 1970, les libéraux ont peu à peu démantelés les règles et les outils de Bretton Woods pour finir par accumuler des déséquilibres supérieurs à ceux de 1929…Allons-nous attendre que la crise éclate et que la situation devienne ingérable pour convoquer un nouveau Bretton Woods ? Si tout le monde a conscience qu’on va dans le mur, qu’attendons-nous pour définir, au niveau mondial, de nouvelles régulations monétaires, financières, sociales et écologiques ? Demander 3 semaines de travail approfondi pour éviter une crise majeure, demander 3 semaines de travail pour 30 ans de stabilité, est-ce trop exiger ? Puisque aucun organisme international ne le fait (« il ne faut pas inquiéter les marchés »), pourquoi la France et ses alliés européens n’en prendraient pas l’initiative ? Allons-nous attendre que le dollar s’écroule et que l’Europe perde au minimum 3 millions d’emplois (Cf le rapport du centre Bruegel) pour calmer le jeu sur les marchés monétaires ? Depuis un an, sur ces questions cruciales pour notre avenir, Nicolas Sarkozy n’a rien dit, et surtout rien fait. Nous, socialistes, qu’attendons-nous pour agir ? Question 1 : Etes-vous d’accord pour que, à l’issue de son Congrès, le PS organise sans tarder avec l’ensemble des socialistes européens (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui n’y sont pas) une grande Conférence internationale pour définir de nouvelles règles du jeu en matière monétaire et financière ? Tags : Catégorie : Comment agir? | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Réunion fédérale Canohès - présentation de la contribution Urgence SocialeAjouté le 11/9/2008 Bonsoir à tous, Je me présente: Ludovic Charpentier, militant de la section Cerdagne Capcir, et je vous présente la contribution "Urgence Sociale" déposé par Pierre Larrouturou, Délégué National Europe du PS et signée, à l'heure où je vous parle, par 750 militants répartis sur différentes fédérations. Je ne vais pas vous faire un trop long discours, d'une part, il ne faudrait pas que la réunion finisse trop tard pour que je puisse remonter (trait d'humour pour débuter, ayant à faire 84 kilomètres de route de montagne pour rentrer après la réunion), et surtout parce que vous avez déjà entendu plusieurs discours et peut-être commencez-vous à saturer d'information... Pourquoi sommes-nous socialistes? Pourquoi sommes-nous tous, malgré nos différents, dans la même famille politique? Parce que personne, parmi nous, ne souhaite baisser les salaires. Personne ne souhaite baisser les retraites, ou démanteler les services publics. Sur le fond, nous sommes tous d'accord. Le problème est de dire concrètement, très concrètement, ce que nous proposons sur les salaires, les retraites, la santé, l'écudation, le logement et l'Europe. Au niveau local, nos résultats sont bons. Nous gagnons des villes, nous gagnons des conseils généraux, nous gagnons des régions, et mieux encore: nous arrivons à conserver la plupartde nos conquêtes. Pourquoi? Parce que les électeurs voient, au niveau local, que nous avons des propositions concrètes, et que nous les appliquons. Au niveau national, en revanche, nos résultats sont moins brillants. Nous échouons systématiquement aux présidentielles notamment, faute d'un manque de programme concret de nature à séduire notre électorat. C'est pourquoi Pierre Larrouturou, aidé de plus de 750 signataires, proposent dans la contribution "Urgence Sociale" des propositions concrètes pour rétablir le lien entre le parti socialiste et sa base électorale. Notre point de départ, c'est la gravité de la crise sociale et en particulier le déséquilibre qui se creuse entre ce qui va aux salaires et ce qui va aux bénéfices dans la richesse du pays. En 25 ans, comme l'a rappelé la camarade précédente (qui défendait la contribution de Jean-Luc Mélenchon), la part des salaires dans le PIB a reculé de 11%. Cela représente 200 milliards d'Euros qui sont allés à l'actionnariat plutôt que d'aller aux salariés (brouhaha dans la salle). 200 milliards! C'est énorme! Et l'évolution et la même au Japon, en Allemagne, dans tous les pays occidentaux. La droite ment donc quand elle accuse les 35h comme unique responsable des problèmes du pouvoir d'achat! Ce n'est pas à cause des 35 h que le pouvoir d'achat stagne. C'est à cause du chômage et de la précarité! Quand vous avez 3 millions de chômeurs et des millions d'emplois précaires, qui parmi vous oserait réclamer une augmentation à son patron? Pas grand'monde, car votre patron pourrait répondre: "Si t'es pas content, tu peux très bien aller voir ailleurs!". Tout le monde s'écrase, tout le monde veut éviter un conflit avec son patron et en conséquence, la part des salaires dans le PIB ne cesse de diminuer... Voilà pourquoi, à nos yeux, il est essentiel de lutter radicalement contre le chômage et la précarité! Là où certaines contributions ne consacrent qu'une page ou une demi-page à la question du travail, nous lui consacrons 15 pages! Alors bien entendu, certaines contributions pointent le remède miracle: la croissance! 30 ans qu'on en entend parler! Mais depuis les années 60, la croissance n'a cessé de diminuer, passant progressivement de 5% pour la décennie 60-70 à 1% seulement ces 5 dernières années. Et ce n'est pas en améliorant la recherche et la formation que nous réussirons à inverser cette tendance! Bien sûr, il faut investir dans la formation et dans la recherche. Mais surtout, il devient urgent de réinventer un nouveau contrat social pour lutter contre le chômage et faire remonter salaires et retraites! Nous faisons 20 propositions concrètes pour prendre le problème dans sa globalité. D'abord, à l'échelon européen. L'Europe doit pouvoir se protéger contre le dumping social de la Chine, c'est pourquoi nous proposons des montants compensatoires sociaux et écologiques. L'Europe doit pouvoir se prémunir de dumping social en son sein, notamment vis à vis de pays à fiscalité avantageuse comme la Pologne ou l'Estonie. C'est l'idée d'un traité de convergence sociale, que nous avons rédigé et qui a été approuvé par 400 personnalités issues de 9 pays de l'Union. L'Europe doit pouvoir investir massivement dans la recherche et l'innovation, par l'implantation d'un impôt européen sur les bénéfices. Que pouvons nous faire en France pour tripler le budget du logement? Nous proposons d'activer le Fonds de Réserve des Retraites et de l'utiliser pour construire des logements (à l'image de ce qui se fait aux Pays-Bas), plutôt que de le laisser investi sur des marchés financiers peu sûrs... De même, nous proposons une nouvelle façon d'aborder la question du temps de travail. Une enquête récente de l'INSEE montre que le temps de travail moyen en France pour un temps plein est de 41h. C'est la preuve que la droite et le MEDEF ont réussi leur travail de sape contre les 35h. C'est pourquoi nous ne pouvons plus appliquer la méthode Coué en considérant que le problème du temps de travail est résolu. Nous devons nous réapproprier ce sujet, nous ne pouvons renoncer à la question du temps de travail. L'une des mesures phares de notre contribution est la semaine des 32 h. Pourquoi 32 au lieu de 35? Parce qu'ainsi nous espérons gagner en modularité: 32 h, cela peut être 4 jours travaillés sur 5, 4 semaines sur 5, 4 mois sur 5, 4 ans sur 5... en fonction des contraintes de votre profession. Je n'ai pas le temps de développer toutes nos propositions. Je vous encourage vivement à lire notre texte, en avant dernière position dans votre livret rouge, à la page 231. Vous y trouverez la plupart de nos arguments, illustrés. Je vous encourage à consulter l'intégralité de notre contribution en ligne sur le site nouvellegauche.fr, et à la signer. Nous en sommes à 750 signataires, ce qui est énorme pour une contribution qui n'est portée par aucun élu médiatique, Pierre Larrouturou étant malheureusement assez peu connu, inclus à l'intérieur de notre propre famille politique. Si nous atteignons et dépassons un cap symbolique de 1,000 ou 1,500 signataires, peut-être que nos grands chefs nous écouterons avec plus d'attention. Alors si vous voulez que le PS se mette au travail, si vous voulez que le Congrès débouche sur du concret, n'hésitez pas: Signez et faites signer la contribution Urgence Sociale sur nouvellegauche.fr!
Merci de votre attention! Tags : Catégorie : Non spécifié | Commentaires (2) | Ecrire un commentaire | |
| Créer un blog | Contacter l'auteur | |
|